| Dix-huit millions de fois par jour, des
Canadiens retirent de l’argent liquide des guichets automatiques et
utilisent des chèques, des cartes de débit et des paiements préautorisés,
ou effectuent d’autres paiements encore qui font en sorte qu’une
institution financière doit de l’argent à une autre. Ces opérations
doivent être transmises entre institutions financières : dans le cas
d’un effet de paiement par débit, comme un chèque, elles sont transmises
à l’institution qui détient le compte sur lesquels les fonds sont tirés;
dans le cas d’un effet de crédit, comme un dépôt direct, elles sont
transmises à l’institution financière qui détient le compte où elles
doivent être déposées. Le processus par lequel les institutions
financières membres de l’ACP s’échangent des effets de paiement, sous
forme papier ou électronique, s’appelle la compensation.
Les flux de valeur dans un sens sont mis en compensation avec les flux
dans le sens opposé, et les institutions financières en cause
règlent les montants nets par les comptes qu’elles détiennent à
la Banque du Canada. Ces processus de compensation et de règlement sont
au cœur de l’exploitation du système national de paiement.
L’ACP exploite actuellement deux systèmes pour la compensation et le
règlement des paiements : le
Système automatisé de compensation et de règlement (SACR) et
le Système de transfert de
paiements de grande valeur (STPGV). En outre,
le système d’échange en bloc U.S. (EBUS),
un système parallèle au SACR, sert à la compensation des effets de
paiement en dollars U.S. Le règlement des soldes de l’EBUS s’effectue
par l’entremise de correspondants bancaires à New York. |